Restriction de prescription : Ou comment les autorités de santé se trompent de cible

Hier, la prescription initiale de RIVOTRIL* nous était ôtée ainsi que les aérosols de BRICANYL*, puis ce fut le CRESTOR* et l’EZETROL* encadrés par une demande d’accord préalable et maintenant c’est au tour du DEPAMIDE* et de la DEPAKINE*…

Les mises en garde médicales s’entendent et se comprennent notamment pour la famille des valproates en ce qui concerne la grossesse, mais était-ce nécessaire de stigmatiser les médecins généralistes au travers de cette énième restriction de prescription ?

A l’heure où les médecins généralistes cherchent une reconnaissance de leur place de soignants et une revalorisation de leur métier, les autorités sanitaires bafouent leur autonomie et leur capacité de respect des recommandations.

Ont-ils imaginé quels regards les patients portent sur leur médecin généraliste lorsqu’on lui ôte ses latitudes de prescription ? On ne valorise pas la prise en charge par le médecin généraliste qui devient par ce fait « incompétent, irrespectueux des règles de prescription et des risques encourus »…

Ont-ils imaginé les difficultés que cela soulève pour certains patients dans certains territoires de se tourner vers des médecins spécialistes ? On ne favorise pas l’accès aux soins et par ce fait « on accentue les inégalités de prise en charge »…

Restreindre les prescriptions ou surcharger les médecins de démarches administratives pour prescrire sont des réponses démotivantes et inopportunes pour un corps de métier investi et formé pour les soins. MG France dénonce ces directives absurdes et défend la valeur des médecins généralistes.

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