La médecine générale au féminin

thumb_IMG_0283_1024Je suis médecin généraliste, je suis une femme et je me suis installée il y a maintenant plus de quinze ans dans une petite ville pour un exercice appelé communément « semi-rural ».

Aujourd’hui, je regarde derrière moi et même si le chemin n’a pas toujours été simple, j’ai maintenant l’intime conviction que ces trois éléments ne sont pas incompatibles et je me plais à penser que nous pouvons oeuvrer pour favoriser l’installation des jeunes femmes médecins en libéral.

Sous l’impulsion des femmes médecins mais aussi de cette nouvelle génération de médecins (femmes et hommes) désireuse d’avoir une vie en dehors de la médecine, l’image du médecin généraliste évolue au sein de la société.

Si l’image nostalgique du médecin disponible, travaillant sans relâche de 8h à 20h chaque jour reste encore ancrée dans les mentalités collectives ; elle est une rare réalité et ne s’inscrit plus dans la durée. Petit à petit, la société prend conscience de notre fragilité et de la disparition progressive de notre corps de métier. Notre image change et progressivement une place est faite à un exercice de la médecine générale à temps adapté sans supporter le regard pesant d’un travail incomplet.

Je n’étais pas indemne du poids de cette image et de ce sentiment d’exercer en dilettante lorsque j’ai entendu un jour, un responsable syndical s’exprimer sur l’installation des femmes médecins généralistes. Il voyait en l’activité à temps partiel d’une femme médecin, une activité libérale adaptée mais néanmoins existante et indispensable sur le territoire.

Il avait mis en mots une certaine reconnaissance du travail que j’effectuais. Certes, j’avais des horaires réduits par rapport à mes confrères. Certes, je voyais moins de patients. Mais j’étais néanmoins là et je participais à ce maillage professionnel.

Il est concevable et possible à l’heure actuelle de trouver son équilibre en exerçant la médecine générale. La médecine libérale offre cette latitude et quelles que soient les modalités d’installation choisies, cela permet néanmoins d’apporter aux patients un peu de cette médecine générale dont l’avenir semble bien sombre faute d’installations.

MG France oeuvre et oeuvrera toujours pour accompagner et aider les femmes médecins dans le pas de l’installation. MG France continue à défendre la reconnaissance de la maternité afin qu’elle ne soit plus un frein à l’installation et MG France participe à la promotion des regroupements professionnels favorisant l’installation des femmes.

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